Le chef de clinique des universités de médecine générale est l’une des personnes indispensables à la reconnaissance du caractère universitaire d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle. Quelles sont ses fonctions, comment le devenir ?

La genèse de la spécialité Médecine Générale

La Médecine Générale constitue une spécialité à part entière depuis 2004, avec la création du DES de médecine générale. En 2006, est créée officiellement une Filière Universitaire de Médecine Générale, suivie de la création de postes de Chefs de Clinique des Universités de Médecine Générale (CCU-MG).

Ce processus de reconnaissance de la spécialité résulte de la volonté :

  • de garantir une certaine qualité de formation des futurs médecins généralistes et des soins plus efficients,
  • d’avoir un corps professionnel plus impliqué dans l’enseignement et dans la recherche en soins primaires,
  • de permettre une plus grande visibilité et attractivité de la discipline au cours des études médicales.

La fonction de Chef de Clinique des Universités de Médecine Générale

Le CCU-MG exerce des fonctions universitaires (enseignement et recherche) et des fonctions de soins.

Contrairement aux chefs de clinique des autres disciplines, ces fonctions sont assurées dans des lieux distincts :

  • Les UFR de médecine pour les fonctions universitaires (recherche, cours, encadrement de thèses, accueil d’internes en maîtrise de stage…)
  • Une ou plusieurs structure(s) de médecine générale ambulatoire (installation en cabinet, maison de santé, collaboration libérale…), pour les fonctions de soins.

Conditions à remplir :

être titulaire du diplôme d’Etat de docteur en médecine (thèse validée)
être titulaire du diplôme d’études spécialisées de médecine générale
exercer en ambulatoire
présenter sa candidature dans les 4 années suivant l’obtention du DES de médecine générale

Il est également préférable d’avoir effectué deux stages en ambulatoire en médecine générale lors de son cursus antérieur, dont un stage en SASPAS (Stage en Ambulatoire en Soins Primaires en Autonomie Supervisée).

Il est donc primordial d’anticiper et d’entrer en contact avec le DUMG dès que vous envisagez de réaliser un clinicat. De plus, il convient d’avoir un projet professionnel en soins primaires en ambulatoire compatible. La plupart des DUMG réclament une formation minimale de type Master 1, voire d’avoir validé un Master 2. Celui-ci pourra être validé au cours d’une année-recherche ou d’une année de transition à l’issue du DES de médecine générale.

Source : ISNAR-IMG.

Objectifs de santé publique et contractualisation ARS-CCU

Dans le but d’impliquer les chefs de clinique en médecine générale dans la réalisation d’objectifs de santé publique, la possibilité d’une contractualisation avec l’ARS a été prévue par la loi. Cette contractualisation ouvre l’accès à complément de rémunération pour les CCU-MG.

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Pour pouvoir contractualiser, le professionnel doit, en plus de la reconnaissance de sa qualité de CCU-MG, avoir conclu un contrat de collaboration dans le cadre de son activité libérale. Par conséquent, les chefs de clinique des universités salariés ou exerçant en libéral hors collaboration sont inéligibles au dispositif.

Le chef de clinique s’engage à la signature du contrat :

  • à exercer une activité de soins en cabinet de 4 à 5 demi-journées par semaine, de nature à permettre la réalisation d’au minimum 20 actes par semaine en moyenne ;
  • à respecter les tarifs opposables ;
  • à participer à la permanence des soins.

Le contrat est conclu pour une durée d’1 an maximum.

Pour en savoir plus, notamment sur le montant du complément de rémunération, consultez l’instruction du 16 mai 2011 portant sur les contrats relatifs à l’exercice libéral des CCU.